Un nouveau régime d’imposition des plus-values immobilières a pris le relais depuis le 1er janvier 2004. La plus-value n’est plus déclarée par le contribuable, ni soumise au barème progressif de l’IRPP, mais imposée à un taux fixe de 16%, auxquels s’ajoutent les prélèvements sociaux (11%).

La résidence principale :

La revente d’une résidence principale par un particulier (ou une société civile) est par principe exonérée d’imposition sur les plus-values. Seule condition à cette exonération : le bien immobilier doit être occupé (depuis au moins un an) par le propriétaire au jour de la vente ou vendu dans un délai raisonnable après son départ.

La résidence secondaire :

La revente de la résidence secondaire est normalement soumise au calcul des plus-values immobilières.

Calcul de la plus-value immobilière : la plus-value est évaluée en deux étapes. Au prix de cession, sont soustraits le prix d’acquisition, les frais d’acquisition et certains travaux (fournir les factures). Cette plus-value brute est ensuite corrigée de deux abattements. D’une part, un abattement annuel de 10% est appliqué sur le montant de la plus-value à compter de la cinquième année jusqu’à la date de la vente. Le contribuable est donc exonéré de plus-value, passées quinze années de détention. Contrairement au régime ancien, il n’est plus appliqué de coefficient d’érosion monétaire.

D’autre part, un abattement de 1 000 euros est appliqué.

Déclaration des plus-values : les contribuables se trouvent déchargés de toute obligation déclarative. En effet, l’impôt est calculé lors de la mutation par le notaire ou le rédacteur de l’acte de vente.